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Impact de la guerre commerciale sur les prix des voitures usagées au Québec

L’impact des politiques de douane sur le marché des véhicules usagés au Québec se traduit moins par une flambée généralisée des prix que par une évolution de la valeur moyenne des véhicules disponibles.

La guerre commerciale entre les États-Unis et d'autres pays a entraîné des augmentations de tarifs affectant directement le prix des berlines, VUS et autres véhicules électriques. Les constructeurs sont confrontés à des répercussions importantes, et ces hausses impactent le marché, rendant les véhicules plus chers pour les consommateurs. Découvrez dans cet article comment cette guerre commerciale influence l'industrie automobile, les prix et les prévisions.

Pourquoi les prix des véhicules augmentent-ils ?

Les prix des véhicules augmentent principalement en raison des droits de douane et des tarifs imposés par la guerre commerciale, qui ont un impact direct sur les coûts de production et d'importation. Ces taxes rendent les pièces automobiles, ainsi que les véhicules eux-mêmes, plus chers à produire et à importer, une répercussion qui se traduit par des hausses de prix pour les consommateurs. De plus, la pandémie et les perturbations passées des chaînes d'approvisionnement ont exacerbé la situation, réduisant l'offre de véhicules et créant un début de pénurie durable sur le marché. 

Selon une analyse de Les Affaires (2025), les hausses de tarifs douaniers sur les véhicules importés ont fait grimper de 6,4 % le prix moyen des véhicules usagés en un an. Autrement dit, ce n’est pas une hausse “volontaire” des concessionnaires. Le coût d’acquisition des véhicules (droits de douane, encans, transport, change, remise en état) a augmenté, ce qui fait que les autos disponibles en inventaire valent davantage et ce niveau se reflète au détail. En parallèle, les véhicules neufs ont vu leur prix augmenter de 4,7 %, incitant de plus en plus de consommateurs à se tourner vers le marché de l’occasion. Cette demande accrue, combinée à une offre plus limitée, accentue mécaniquement la pression sur les prix des véhicules usagés.

Quels types de véhicules usagés touchés par la hausse des prix ?

Les véhicules usagés récents, mieux équipés et issus de gammes supérieures sont les plus touchés par la hausse du prix moyen observée sur le marché québécois.

La guerre commerciale a modifié la composition du parc automobile d’occasion : les modèles disponibles à la revente sont souvent plus modernes, plus coûteux à la base et plus recherchés. Cette évolution ne reflète donc pas une hausse uniforme des prix, mais plutôt une rareté accrue des véhicules abordables et une augmentation de la valeur moyenne des véhicules disponibles.

Véhicules usagés aux prix stables

Les véhicules usagés les moins touchés par la hausse des prix sont généralement ceux qui dépendent moins des pièces importées ou qui ont une forte proportion de fabrication locale. Par exemple, les véhicules américains comme les modèles plus anciens de Chevrolet ou Ford sont moins influencés par les augmentations de tarifs douaniers, puisqu’une partie importante de leur production reste locale. De même, certains véhicules sud-coréens, notamment les modèles de Hyundai ou Kia, connaissent des augmentations de prix limitées en raison d’une demande plus modeste. Enfin, les voitures compactes et les berlines de plus de 5 ans, comme la Toyota Corolla ou la Honda Civic offrent un excellent rapport qualité-prix et contribuent à stabiliser le marché de l’occasion.

Véhicules usagés en hausse de prix ?

Les VUS demeurent parmi les plus touchés par la hausse des prix, car leur popularité est forte et leurs coûts d’importation sont plus élevés. Des modèles phares comme le Honda CR-V, le Toyota RAV4 ou le Ford Escape voient leurs prix usagés progresser, tout comme certains véhicules électriques et hybrides (ex. Tesla Model 3, Chevrolet Bolt).

Ces modèles étant fabriqués à l’étranger, l’impact des droits de douane se reflète surtout sur le marché du neuf. Les véhicules usagés, eux, bien que nécessitant parfois des pièces importées pour l’entretien, offrent un meilleur rapport qualité-prix. Acheter une auto usagée en 2025 demeure donc toujours un choix avantageux.

En choisissant un véhicule usagé, les acheteurs bénéficient d’un prix d’acquisition inférieur au neuf, tout en accédant à des modèles populaires et fiables déjà amortis par leur première mise en circulation. Ainsi, malgré la guerre commerciale et les barrières tarifaires, l’achat d’un véhicule d’occasion reste une décision rationnelle et avantageuse pour les familles québécoises.

Comment la guerre commerciale affecte-t-elle l’industrie automobile et ses acteurs ?

La guerre commerciale initiée par les États-Unis sous Donald Trump a profondément transformé l’écosystème automobile nord-américain, touchant à la fois les constructeurs, les consommateurs et les vendeurs de véhicules neufs et usagés.

 Plutôt que de provoquer une hausse généralisée, elle a surtout modifié la structure de l’offre, en rendant plus coûteuse la production et l’importation de véhicules d’entrée de gamme.

Selon une étude de JP Morgan, les tarifs douaniers ont entraîné une augmentation moyenne de 4 000 $ sur le prix des véhicules neufs.

Cette pression pousse de nombreux acheteurs à se tourner vers le marché de l’occasion, perçu comme une alternative plus abordable.

Toutefois, les prix des véhicules usagés progressent aussi, non pas à cause des droits de douane en eux-mêmes, mais parce que les modèles disponibles sont plus récents et mieux équipés, ce qui fait mécaniquement grimper la valeur moyenne du parc automobile d’occasion.

Impact du marché auto par acteurs 

Constructeurs: Les droits de douane imposés par les États-Unis et d’autres pays augmentent directement les coûts de production. Face à cette pression, les constructeurs automobiles réorientent leur production vers des modèles plus rentables et mieux équipés, au détriment des petits véhicules plus abordables.

Cette stratégie réduit la diversité de l’offre et contribue à la hausse du prix moyen sur le marché, sans pour autant faire grimper le prix de chaque modèle.

Consommateurs: La modification de l’offre (avec moins de modèles économiques disponibles) rend l’achat d’un véhicule neuf ou récent plus difficile. Les consommateurs québécois choisissent alors de prolonger la durée de vie de leur voiture actuelle ou de se tourner vers le marché de l’usagé, où les véhicules demeurent plus accessibles malgré un inventaire composé de modèles plus récents et donc plus coûteux à l’origine.

Un bon exemple est qu’il y a désormais moins de petits véhicules économiques comme la Toyota Corolla sur le marché.

Si vous en trouvez une à bon prix, c’est le moment d’en profiter, car la hausse n’est pas encore pleinement ressentie : elle devrait surtout se manifester dans les prochaines années, à mesure que les stocks abordables diminueront.

Même du côté du neuf, les véhicules déjà construits subissent une légère hausse, mais ce sont les modèles 2026 qui seront les plus touchés, car ils intégreront pleinement les nouveaux tarifs douaniers dans leurs coûts de production.

Vendeurs de véhicules neufs: Les droits de douane et les hausses de coûts d’importation ralentissent la demande pour le neuf.

Les concessionnaires doivent s’adapter : absorber une partie des marges, miser sur des incitatifs promotionnels ou ajuster leur mix de produits vers des modèles plus recherchés, notamment hybrides et électriques.

Vendeurs de véhicules usagés: La demande pour l’occasion demeure forte, car les véhicules usagés représentent une alternative plus rationnelle face aux prix élevés du neuf. Toutefois, les modèles disponibles sont souvent plus récents et mieux équipés, ce qui fait grimper la valeur moyenne des stocks. 

Les acheteurs se montrent donc plus sélectifs, négociant davantage et privilégiant des véhicules compacts ou hybrides offrant un bon rapport qualité-prix.

Quelles sont les conséquences pour les consommateurs québécois ?

Bien au-delà des chiffres, la guerre commerciale redéfinit l’accès à la voiture pour de nombreuses familles québécoises. Ce n’est plus seulement un moyen de transport, mais un vecteur d’indépendance, de mobilité et de stabilité financière.

Les tarifs douaniers imposés par les États-Unis ralentissent cette accessibilité, en particulier pour les ménages à revenu moyen.

Le marché de l’occasion, autrefois perçu comme une option économique, devient plus compétitif : les modèles abordables se font rares et les véhicules disponibles sont souvent plus récents, donc plus coûteux à la base.

Cette situation pousse les consommateurs à réévaluer leurs priorités, à envisager des compromis sur le type de véhicule ou à prolonger la durée de vie de leur voiture actuelle, parfois au détriment du confort ou de la sécurité.

Pourquoi choisir Automobile En Direct en cette période de barrières tarifaires Canada-USA?

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